Rachel Mahtallah, l’emBUScade

L’ emBUScade, du rêve à la réalité Proposer de la restauration dans les zones industrielles avec un bus anglais à deux étages aménagé en snack haut de gamme, cette idée j’en ai rêvé en 2010 ! C’était à la montagne, j’en parle à mon mari qui soulève mille et une questions, à ma cousine qui me dit c’est une super idée, j’adore ! Alors Rachel attaque : Internet est son premier partenaire. Elle découvre dans les Landes que deux filles ont déjà réalisé ce rêve, leur bus est une pure merveille. Mais ses demandes de conseils restent veines. Elle repère un autre bus «Alex’cellent» à Reims, cuisine traditionnelle, son rêve est donc possible !

Une formidable histoire de rencontres
En septembre 2012, l’emBUScade n’est pas encore ouvert, après des complications pour changer de travail et donc du retard pour le projet. Mais celui-ci est devenu une formidable histoire de rencontres. Avec le banquier qui la suit avec un prêt personnel transformable en prêt professionnel. Avec les routiers dont elle est devenue la mascotte en passant le permis poids lourd fin 2011. Succès assuré pour ce petit bout de femme dans ce monde très masculin.

«J’y crois tellement que j’ai convaincu toute ma famille qui m’encourage».
Chacun a mis la main à la pâte. Sa mère a avancé de l’argent ; la découverte de l’emBUScade grâce à son second mari, un bus qui servait de campagne publicitaire d’où –pour un bus anglais– sa couleur noir ; C’est un oncle spécialiste de mécanique qui surveille le moteur, les parties métalliques, dont l’escalier qui sont en cours grâce au mari et au beau-père de Rachel. Quand aux pièces détachées, c’est le précédent propriétaire du bus qui fournit, selon, un phare, une pièces, un radiateur… Même la personne chez qui le bus est garé ne veut plus faire payer le parking, sa façon à lui de soutenir le projet.

Action’elles dans tout cela… Encore une magnifique rencontre. Trouvé sur Internet quand Rachel cherchait les aides à la création d’entreprise. «J’ai écrit partout, Action’elles m’a répondu et j’ai rencontré Cécile Barry la présidente nationale de l’association. C’est elle qui m’a, dès notre première entrevue, suggéré de candidater au Challenge Ambition’elles, dans la catégorie Ambition d’Avenir, et je lui ai promis de le faire»..

Réaliser que tout le monde me suit !
Cela m’a donné du travail car j’ai du tout mettre noir sur blanc. Pas toujours évident de tout faire rentrer dans le dossier de candidature. Heureusement son mari et Alexandra, la chargée de mission d’Action’elles IDF l’ont aidé.
J’ai vraiment été surprise et très émue de gagner. Surtout au vu des projets présentés par les autres candidates. Pour moi c’est enfin du positif, de la reconnaissance, je réalise qu’on me suit. C’était déjà le cas dans ma famille, mais là il s’agit d’étrangers qui valorisent mon projet, un pur bonheur ! Aujourd’hui, j’ai eu des contacts suite à ce prix. Une responsable d’Allianz souhaite louer mon bus pour organiser des événements sous forme de brunch et d’apéro dinatoire.

Action’elles est un vrai réseau, j’ai sans arrêt des contacts. Actuellement je suis en pleine création. Ma prochaine étape c’est mon inauguration, à ne pas louper…
Le rêve le plus profond de Rachel, c’est de faire de l’événementiel avec son bus. Si les Action’elles peuvent l’aider… Car il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie… La preuve !


Propos recueillis par Nathalie Froissart atoutSens octobre 2013